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En France avec des sans-papiers

Ils viennent d’un peu partout, d’Europe de l’Est, d’Asie ou encore d’Afrique, ont des parcours différents, un dessein propre à chacun. Notre société les appelle « les sans-papiers ». Sous cette appellation générique, nous regroupons et stigmatisons leur situation. Ce n’est pas un sujet pour lequel la société souhaite connaitre et le pourquoi, et le comment, alors on feint de ne pas savoir, et de ne pas s’y intéresser. Derrière se cache des hommes, des femmes et enfants au parcours de vie tantôt chaotique nimbé d’espoir, tantôt catastrophique et n’ayant nulle part où aller. Certaines familles arrivent en France pour fuir des zones de conflit, certains pour des questions de santé évidentes, d’autres ayant fui des réseaux de trafic d’être humain en tout genre. Les sans-papiers se retrouvent alors tous dans la même situation de précarité, sans légitimité et sans toit. Les raisons qui les ont amenés à quitter leur pays volent en éclat devant le rouleau compresseur de l’État qui statue, autorise ou renvoie, de manière relativement dissimulée et parfois même subjective. On généralise, ce sont des « sans-papiers. » Ce travail autour de leur vie et  de la façon dont on les accueille résulte d’un travail mené en collaboration avec le journaliste Italien, Francesco Ditaranto. 

Cet enfant Mongol a traversé deux continents par voie terrestre, avant d’arriver ici, dans un squat, en attendant mieux... Les femmes, de toutes les communautés, passent le temps en rapiéçant de vieux vêtements. L'association «Un toit c'est un droit» dispense à Rennes, en plus de nombreuses aides, des cours d'apprentissage de la langue française. L'Église St marc à Rennes, réquisitionné par le collectif de défense des sans-papiers «In toit c'est un droit». La famille de cet enfant, a tout quitté en Géorgie, vendu ses deux maisons, pour tenter de sauver leur fils souffrant de dysfonctionnement des reins en le faisant soigner en France. Dans le jardin d'une maison squattée, cette jeune fille apprend le français, et tente de faire ses devoirs. Portrait d'une mère de famille géorgienne dans un squat «haut de gamme». Ansu, 15 ans, est arrivé seul en France en mai 2013 pour alimenter une filière alors que lui pensait arriver en France pour étudier à l'école Le quotidien des plus jeunes lorsqu'il ne vont pas à l'école consiste autant que possible à parer l'ennui. Même en vivant des conditions de misères, les sourires sont toujours présents sur certains visages et entretiennent l'espoir de tout simplement mieux vivre demain.